La taxe annuelle sur les émissions de CO₂ et la taxe sur les polluants atmosphériques (ex-TVS) s’appliquent à tout véhicule de tourisme affecté à l’activité d’une entreprise, que ce véhicule soit acheté, financé en crédit ou pris en LLD. Un simulateur TVS 2026 permet de quantifier précisément l’écart de coût fiscal entre ces modes de financement, parce que le barème ne pénalise pas le mode d’acquisition mais le niveau d’émissions et la durée d’affectation.
Taxe CO₂ et taxe polluants : le socle fiscal commun à l’achat et à la LLD
Avant de comparer achat et location longue durée, il faut poser un fait souvent mal compris : les deux taxes qui remplacent l’ancienne TVS frappent le véhicule, pas le contrat. Un véhicule émettant 130 g/km de CO₂ en norme WLTP génère le même montant de taxe annuelle CO₂, qu’il figure au bilan en immobilisation ou qu’il soit loué en LLD.
Le barème 2026 de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ se déclenche dès 5 g/km, avec un tarif marginal qui grimpe jusqu’à 65 euros par gramme au-delà de 166 g/km. La taxe sur les polluants atmosphériques dépend du classement Crit’Air : 130 euros par an pour un véhicule Euro 5 ou Euro 6, et 650 euros par an pour les véhicules plus anciens ou non classés.
Le simulateur intègre ces deux composantes pour chaque véhicule du parc. Son utilité commence là : il additionne taxe CO₂ et taxe polluants sur la durée d’affectation envisagée, ce qui donne un coût fiscal comparable quel que soit le mode de financement.
Plafond de déductibilité des loyers LLD : le paramètre que le barème seul ne montre pas
La vraie différence fiscale entre achat et LLD ne se lit pas dans le montant brut des taxes. Elle se loge dans la réintégration extra-comptable des loyers ou de l’amortissement qui dépassent un plafond fixé en fonction des émissions de CO₂ du véhicule.

En LLD, les loyers sont déductibles comme charges d’exploitation. Mais lorsque le prix du véhicule dépasse le plafond fiscal, la fraction excédentaire doit être réintégrée dans le résultat imposable. Le barème 2026 conserve un plafond de 30 000 euros pour les véhicules émettant moins de 20 g/km (électriques, essentiellement) et de 18 300 euros pour la plupart des véhicules thermiques ou hybrides rechargeables au-delà de ce seuil.
En achat, le mécanisme est identique mais s’applique à l’amortissement comptable. Un simulateur TVS 2026 bien conçu intègre ce plafond pour calculer le surcoût réel : il compare le loyer annuel total au plafond, puis affiche la part non déductible. C’est cette part qui fait basculer l’arbitrage.
- Véhicule électrique à moins de 30 000 euros : aucune réintégration, la LLD conserve tout son avantage en trésorerie sans pénalité fiscale.
- Véhicule thermique à 40 000 euros (émissions supérieures à 20 g/km) : réintégration sur la différence entre 40 000 et 18 300 euros, soit 21 700 euros étalés sur la durée du contrat.
- Véhicule hybride rechargeable au-dessus de 20 g/km : même plafond de 18 300 euros depuis la perte des avantages hybrides en 2025.
Simulateur TVS 2026 : comparer achat et LLD sur le coût total de détention
Un simulateur utile ne se limite pas à afficher le montant annuel des deux taxes. Il agrège quatre postes pour produire un coût total de détention comparable entre achat et LLD.
Postes intégrés dans la simulation
Le premier poste est le coût fiscal direct : taxe CO₂ plus taxe polluants, au prorata du nombre de jours d’affectation sur l’année. Le deuxième est la réintégration extra-comptable, convertie en surcoût d’impôt sur les sociétés. Le troisième est le malus CO₂ d’immatriculation, déclenché dès 108 g/km en 2026 avec un plafond porté à 80 000 euros, qui ne concerne que l’achat (en LLD, c’est le loueur qui l’acquitte, mais il le répercute dans le loyer).
Le quatrième poste distingue réellement les deux options : la valeur résiduelle. En achat, l’entreprise supporte le risque de décote à la revente. En LLD, ce risque est transféré au loueur, moyennant un loyer qui l’intègre. Le simulateur permet de tester plusieurs hypothèses de valeur résiduelle pour mesurer l’impact sur le coût global.
Ce que la simulation révèle selon le profil du véhicule
Pour un véhicule électrique dont le prix catalogue reste sous le plafond de 30 000 euros, la LLD offre un avantage de trésorerie net : pas de malus, pas de réintégration, taxe CO₂ nulle. L’électrique reste la seule option totalement exonérée des deux taxes annuelles.
Pour un véhicule thermique au-dessus de 130 g/km, le cumul malus + taxe CO₂ + réintégration rend la LLD moins avantageuse qu’elle ne le paraît. Le loyer mensuel semble maîtrisé, mais la réintégration alourdit l’impôt. L’achat en occasion, qui échappe au malus d’immatriculation (déjà acquitté par le premier propriétaire), peut alors réduire le coût total de détention.

Durée d’affectation et activité libérale : deux variables qui changent le résultat
Le calcul des taxes s’effectue au prorata temporis, jour par jour. Un véhicule affecté six mois coûte la moitié d’un véhicule affecté toute l’année. Ce prorata modifie l’arbitrage achat/LLD : un contrat de LLD de 24 mois sur un véhicule peu émetteur peut être fiscalement plus léger qu’un achat conservé cinq ans avec une décote marquée.
Les professionnels en activité libérale qui utilisent leur véhicule personnel à titre professionnel sont aussi concernés par la taxe annuelle CO₂ dès lors que les remboursements de frais kilométriques dépassent un certain seuil. Le simulateur permet de comparer le coût d’un véhicule personnel remboursé en indemnités kilométriques à celui d’un véhicule en LLD inscrit dans les charges de la structure.
- LLD courte (24 mois) sur véhicule électrique : coût fiscal quasi nul, flexibilité maximale pour renouveler vers un modèle plus récent.
- Achat d’occasion thermique conservé longtemps : pas de malus, mais taxe CO₂ et polluants chaque année, plus entretien croissant.
- Leasing (LOA) avec option d’achat : cumule le loyer déductible (avec réintégration éventuelle) et la possibilité de lever l’option si la valeur résiduelle est favorable.
Le simulateur TVS 2026 ne remplace pas un arbitrage comptable complet. Mais il pose les ordres de grandeur qui manquent souvent au moment de signer un contrat de LLD ou un bon de commande. Tester deux ou trois scénarios de durée et d’émissions suffit généralement à identifier l’option la moins coûteuse pour un véhicule donné.

